L'ATELIER 75
"5 QUESTIONS A..."
Frédéric VIGNALE... Un homme en phase avec son époque... Mais qui est donc cet homme caméléon dont on parle tant ? Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, suivez le guide...
1. Qui êtes-vous Frédéric Vignale ?
Voilà une bonne question mais à laquelle il n'est jamais pourtant très facile de répondre. En Juin 2003, Annick Rivoire, journaliste à Libération me consacrait une page pour son journal et elle titrait "VIGNALE MULTIFACE", j'aime bien cette idée d'être un article multi-activités qui s'exprime sur plusieurs supports et dans plusieurs domaines de la Création. De toute façon je n'y peux rien c'est là toute ma nature profonde.
Je suis donc Frédéric Vignale né en 1973, papa de deux filles magnifiques et heureux chronique, et j'’écris, je fais des collages, des films, je dirige le Journal on line LE MAGUE depuis janvier 2003 et mon actualité la plus brûlante est la préparation de mon premier long métrage et la sortie le 30 janvier 2007 du livre "Les censurés de la télé" (Editions Le Bord de l'Eau) préfacé par Maître Gilbert Gollard et qui interroge plusieurs personnalités médiatiques et artistiques (Karl Zéro, Morandini, Delepine, Corbier, CharlElie, Abiker...) sur l'état de la Censure en 2007 ou ce que j'appelle moi "La Nouvelle Censure".
Nous vivons une période pénible où les artistes ne peuvent pas tous s'exprimer dans les médias et il faut lutter contre cela. La télé ne doit pas être un carré VIP pour quelques élus. Elle doit être davantage ouverte à la population sinon elle va mourir. Les gens vont finir par migrer définitivement vers d'autres médias comme le net à plus ou moins long terme si les choses ne changent pas.
2. Qu'est-ce qui vous fait courir ainsi ?
L'esprit de contradiction, la volonté manifeste d'explorer de nouveaux chemins, l'envie folle d'offrir une voix différente aux medias, à l'Art et surtout un combat farouche contre l'injustice sous toutes ses formes.
J'ai beaucoup de chance car j'ai une liberté totale de ton et j'organise ma vie comme bon me semble.
Cela me fait parfois toucher du doigt la précarité mais la plupart du temps c'est exactement la vie dont j'avais rêvé.
Je suis parti d'une phrase qui a été un déclic : "Ne critiquez pas les média, créez votre propre média", j'engage chaque esprit libre à faire de même ou à militer dans une association. Il faut créer des contre-pouvoirs, des média alternatifs contre la pensée unique. Etre artiste aujourd'hui ce n'est pas seulement faire une oeuvre c'est aussi et surtout se battre pour la société.
Il n'est pas né celui qui me fera taire. D'aucun ont essayé mais se sont ridiculisés. Si on me vire par la porte, je reviens par la fenêtre, suis souple.
3. En phase avec votre époque, certes, mais homme du futur à n'en pas douter ; comment l'envisagez-vous ce futur ?
Je ne me projette jamais dans le futur, ce qui m'interesse c'est le présent, l'action. Depuis tout petit on me prédit un grand avenir et pourtant mon parcours a été atypique, chaotique et pas toujours très glorieux. Si un jour je peux être l'exemple de quelqu'un qui réussit en venant de nulle part, sans aucun argent et sans compromissions avec les gens que je trouve dangereux, abjects ... ce serait pas mal du tout.
Je ne crois pas en la réussite d'un homme seul. Il y a tout autour de moi une équipe très nombreuse et variée, une bande de fidèles et de nouveaux venus. Je crois au groupe, à la communauté intellectuelle, à l'amitié, à la synergie.
Mon futur sera artistique ou ne sera pas, c'est tout ce que je peux vous dire.
4. Vous définiriez-vous comme un surréaliste des temps modernes ?
La "rencontre" littéraire avec les surréalistes à la Faculté des Lettres a été déterminante dans ma vie comme celle avec les films d'Orson Welles ou Fritz Lang ou Godard ou Truffaut. Mes choques esthétiques sont "surréalistes". Je fais des chansons à la mode surréaliste avec LUC DS chez le Label BIMBO RECORDS.
Je suis certain que nous sommes, nous les créateurs du web, les "artistes reliés" les héritiers des surréalistes. Arrabal a dit de moi que j'étais le nouveau Dali, Technikart a dit que j'étais le nouveau Jean-Pierre Mocky, une fille a dit un jour que j'étais un Johnny Depp obèse, mon éditeur dit que je suis le nouveau Jean-Edern Hallier et moi j'aimerais être le nouveau André Breton. C'est super présomptueux mais bon la fortune sourit aux ambitieux dans ce monde.
5. Frédéric Vignale : agitateur préféré des français en 2007 ?
Je n'ai jamais fait l'unanimité et plus ça va plus je divise les foules. Ma dernière invitation à une émission de télé "L'Arène de France" de Stéphane Bern sur France 2 m'a valu de nombreuses réactions négatives et passionnées, des centaines d'e-mails.... Mais le plus important pour moi ce n'est pas de plaire aux Français mais d'être fidèle à mes opinions, de n'avoir jamais peur de déplaire et de taper là où ça chatouille ou ça fait mal.
Le grand drame de ma vie serait qu'un jour, ce que je fais ne génère plus aucune sorte de réaction. Seule l'indifférence pourrait me tuer…
2007 est une belle année pour moi car je suis entouré d'amis, d'amour et de projets. Pourvu que ça dure !
C'est moi qui ait e-terviewé CharlElie !!! :)))))
grosses bises
vb